Apprendre à l’heure du web 2.0

Qu’est ce qu’apprendre à l’heure du web 2.0?

Cette question est récurrente à l’heure où le numériques et les nouvelles technologies, prennent autant de place dans notre quotidien.

Il serait illusoire de croire que l’école, tel un sanctuaire imprenable, serait protégée de cette vague qui touche tous les pans de notre société.

Je ne m’aventurerai pas à émettre des jugements à l’emporte pièce, mais disons que comme bon nombre de mes collègues, je m’interroge….

A l’heure actuelle:

Quel rapport les élèves ont-ils au Savoir?

Quelle est la place de l’Enseignant?

Ma première certitude est qu’il y a aujourd’hui une réelle rupture provoquée par le numérique dans les apprentissages.

Au hasard de mes pérégrinations sur la toile, je suis tombée sur un schéma assez clair, une sorte d’avant/ après.

apprendre et numerique

Schéma de Jeff Tavernier.

Qu’on le veuille ou non, il parait évident qu’Internet change le rapport au Savoir. L’élève se retrouve devant une multitude de données et d’informations, qu’il a bien souvent beaucoup de difficultés à analyser ou à trier.

L’enseignant, le formateur, n’est plus le « seul détenteur du Savoir ». La connaissance est déjà présente, et accessible d’un simple clic de souris. La salle de classe n’est plus coupée du monde. Le Wifi a brisé une sorte de  cocon protecteur.

Mais, à mon sens, même si nous évoluons maintenant dans un monde, une société de l’immédiateté, il me semble qu’il ne faut pas entretenir l’idée couramment partagée par nos élèves, que Technologie et Numérique rendraient toutes formes d’apprentissages aisées, instantanées, et ne demanderaient aucuns efforts.

A ce sujet, je vous renvoie  vers un article extrêmement intéressant, qui aborde également les nouveaux rapports à la mémoire/ la mémorisation. Cet article a été publié il y a déjà quelques temps dans Educavox: Apprendre à l’heure d’Internet

Alors quid de nous autres enseignants? J’ai le sentiment que notre rôle, bien que légèrement différent et en perpétuelle évolution, n’en est pas moins essentiel. Face à une culture de l’instantané, proposons une sorte d’individualisation constructive. Face à cette masse informe d’informations, insistons sur la notion « d’apprendre à apprendre ».

J’aime me répéter les mots de Raffaele Simone, un linguiste italien.

« L’apprentissage, surtout dans les premières phases de l’existence, n’est possible que par la relation entre les êtres humains. Et cela non seulement parce qu’un professeur peut être appelé, selon les besoins spécifiques de ses élèves, à dispenser une aide ciblée, à répéter des notions, à éclaircir certains concepts qui n’ont pas été compris, mais surtout parce que l’apprentissage est principalement une relation affective. L’élève a besoin d’être encouragé, consolé, soutenu, il a besoin d’une reconnaissance (…) qui passe par les yeux de l’autre. »

together

 

 

 

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